IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

La société russe VK lance "RuStore", un magasin d'applications mobiles, après le retrait des alternatives occidentales,
Une version bêta du RuStore est déjà disponible pour les appareils Android

Le , par Bill Fassinou

47PARTAGES

6  0 
Les autorités russes accentuent la course au remplacement des services technologiques occidentaux qui ont cessé d'opérer dans le pays après que la Russie a envahi l'Ukraine. Mercredi, le groupe Internet russe VK (VKontakte) a lancé "RuStore", un magasin d'applications maison. Une version bêta du RuStore est disponible pour les appareils Android. Le géant russe des médias sociaux a annoncé que RuStore compte déjà plus de 160 applications, dont des services de VK, Yandex, Sberbank, des services d'État, des applications d'opérateurs de téléphonie mobile, des places de marché, des jeux, etc.

À la suite de l'invasion russe en Ukraine, des dizaines d'entreprises technologiques occidentales ont annoncé qu'elles restreignaient, voire stopper, leurs activités en Russie. Depuis, Moscou a voté une série de lois pour limiter l'impact des sanctions occidentales sur son industrie technologique et son économie. Dans ce cadre, une autre alternative au magasin d'applications mobiles Google Play vient d'être lancée en Russie : la place de marché RuStore peut être téléchargée et installée par tous sur "rustore.ru". RuStore a été lancé par VK, surnommé Facebook russe, avec le soutien du ministère russe du Développement numérique, des communications et des médias de masse.



La société technologique russe Yandex, la banque russe Sberbank et la société de cybersécurité Kaspersky Lab auraient également apporté leur soutien au développement de RuStore. À l'heure actuelle, 167 applications Android seraient disponibles sur RuStore. Elles seraient classées en 13 catégories : "État", "Nourriture et boissons", "Santé et sports", "Outils", "Médecine", "Actualités", "Éducation", "Annonces et services", "Achats", "Divertissement", "Social", "Transports" et "Finances". Vous trouverez également des jeux dans une section séparée. RuStore héberge également des solutions logicielles de la Sberbank, Yandex, VK, Rostelecom et Tele2.

« La création d'un magasin d'applications russe est une tâche essentielle, dictée par les conditions du marché. Nous avons effectué un travail préparatoire important, tant en matière de réglementation législative qu'en matière de création de conditions favorables pour que les leaders de l'industrie informatique russe puissent travailler ensemble sur ce projet. L'initiative de créer RuStore vient du monde des affaires, et c'est la bonne façon de lancer un service de haute qualité, sécurisé et qui est pratique tant pour les utilisateurs que pour les développeurs d'applications », a déclaré Maksut Shadaev, ministre russe du Développement numérique.

La feuille de route du projet indique que les applications à télécharger sur RuStore seront modérées et vérifiées pour garantir l'absence de code malveillant à l'aide des solutions de Kaspersky Lab. Dans les prochaines semaines, ou mois, RuStore devrait également intégrer une plateforme de notifications instantanées, un système de paiement et des évaluations d'applications. D'ici la fin de l'année, des outils de marketing et d'analyse devraient être aussi disponibles. Les médias russes ont rapporté que certains développeurs ont déjà ouvert un compte personnel, qui leur permet de téléverser leurs propres applications sur RuStore.

« Je suis sûr que RuStore sera très demandé par les utilisateurs et les développeurs. Il a tout ce qu'il faut pour devenir le plus grand magasin d'applications russe », a déclaré le PDG de VK, Vladimir Kiriyenko. Un cabinet personnel aurait été mis à la disposition de certains développeurs pour leur permettre de téléverser de manière indépendante des applications dans le RuStore. En outre, une assistance 24/7 pour les utilisateurs et les développeurs est assurée par un service spécial de VK.

Confronté à un exode de spécialistes des technologies de l'information dès les premières semaines de ce que la Russie appelle son "opération militaire spéciale" en Ukraine, le gouvernement russe a promis des allégements fiscaux et des prêts préférentiels aux entreprises technologiques, ainsi qu'un report du service militaire pour les employés, dans le but de les retenir en Russie. Les politiciens encouragent les utilisateurs à se tourner vers les fournisseurs nationaux. Enfin, les autorités russes auraient également exigé que RuStore soit préinstallé sur tous les smartphones vendus en Russie.

Source : RuStore

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous du RuStore ?

Voir aussi

La filiale de Google en Russie envisage de déposer le bilan après la saisie de son compte bancaire par les autorités russes, sans compte bancaire, Google Russie fonctionne à vide depuis mars

Google a ordonné aux traducteurs russes de ne pas qualifier de "guerre" la situation actuelle en Ukraine, se pliant ainsi aux exigences du Kremlin

Les grandes entreprises technologiques se retirent de Russie, dont Google, Apple, Samsung, Netflix et Spotify, cela pourrait créer une opportunité pour les entreprises chinoises comme Xiaomi

YouTube et Google Play suspendent tous les services basés sur le paiement en Russie, y compris les abonnements, les sanctions occidentales commencent à poser des problèmes bancaires dans le pays

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-le nous !

Avatar de Patrick Ruiz
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 09/06/2022 à 9:56
L'UE travaille sur une éventuelle interdiction de fourniture des services de cloud computing à la Russie
En pleine gestion d’une crise de stockage de données due au retrait des entreprises US

L'Union européenne travaille sur une éventuelle interdiction de fourniture de services de cloud computing à la Russie dans le cadre des nouvelles sanctions contre le Kremlin pour l'invasion de l'Ukraine. Sur le terrain, la manœuvre est en quelque sorte déjà en application étant donné que les principaux fournisseurs de services en nuage en Europe sont des sociétés américaines. La Russie est en pleine gestion d’une crise de stockage de données due au retrait desdites entreprises. Le cloud et l’open source plus que jamais victimes de la guerre en Ukraine.

La semaine dernière, l'Union européenne a procédé à l’adoption d’un nouveau ensemble de sanctions contre la Russie et le Belarus : un embargo pétrolier, des mesures restrictives à l'encontre des banques russes et une interdiction de fournir des services de conseil à Moscou. L’interdiction de fourniture des services de cloud computing à la Russie y figurait, mais n’apparaît plus dans les notes publiés sur le journal officiel de l’UE. La manœuvre est en peaufinage. Néanmoins, sur le terrain, elle est en quelque sorte déjà en application étant donné que les principaux fournisseurs de services en nuage en Europe sont des sociétés américaines. La Russie est en pleine crise de gestion de stockage des données due au retrait progressif desdites entreprises de son territoire.

La Russie est en pleine gestion d’une crise de stockage de données résumée dans un article intitulé On the Weaponisation of Open Source. La décision de systèmes de gestion de bases de données comme MongoDB de couper leurs services en Russie ne passe pas inapercue. MongoDB est un système de gestion de bases de données orienté documents, répartissable sur un nombre quelconque d'ordinateurs et ne nécessitant pas de schéma prédéfini des données. Il permet de manipuler des objets structurés au format BSON (JSON binaire), sans schéma prédéterminé. Il est écrit en C++. Le serveur et les outils sont distribués sous licence SSPL.


Red Hat, un géant des services cloud, a annoncé le 9 mars l’arrête de ses ventes et ses services en Russie et en Biélorussie. « Je suis sûr de parler au nom de tous lorsque je dis que la guerre qui se déroule en Ukraine est déchirante. En tant qu'entreprise, nous sommes unis à toutes les personnes touchées par la violence et nous condamnons l'invasion de l'Ukraine par l'armée russe. Nous ajoutons nos voix à celles qui appellent à la paix et nous continuerons à travailler pour assurer la sécurité de nos associés touchés et de leurs familles de toutes les manières possibles », a déclaré Paul Cormier, président et CEO de Red Hat.

« Bien que les sanctions pertinentes doivent guider nombre de nos actions, nous avons pris des mesures supplémentaires en tant qu'entreprise. À compter d'aujourd'hui, Red Hat interrompt ses ventes et ses services en Russie et en Biélorussie (pour les organisations situées ou ayant leur siège social en Russie ou en Biélorussie). Cela inclut l'arrêt des relations partenaires avec les organisations basées ou ayant leur siège en Russie ou au Belarus », a-t-il ajouté. Le géant des logiciels d'entreprise Oracle et son rival SAP ont tous deux également déclaré qu'ils avaient suspendu toutes leurs opérations en Russie.

Grosso, on dénombre à minima 300 entreprises ayant choisi d’emprunter la voie des sanctions contre la Russie. Selon les médias russes, les autorités sont prêtes, si nécessaire, à racheter la capacité des centres de données commerciaux et à reprendre les ressources informatiques des entreprises qui ont annoncé leur retrait de la Fédération de Russie. Les exploitants de centres de données ont eux-mêmes besoin d'aide : les prix des systèmes de stockage et des serveurs ont explosé, les banques n'accordent pas de prêts et la chaîne logistique est perturbée. Si le gouvernement décide de pressurer le secteur privé, les experts estiment que les services de divertissement seront les premiers à en souffrir. Le ministère du numérique poursuit avec des analyses de la situation.

Source : Reuters

Et vous ?

L’open source, le cloud computing plus que jamais victimes de la guerre en Ukraine : qu’en pensez-vous ?

Voir aussi :

Les grandes entreprises technologiques se retirent de Russie, dont Google, Apple, Samsung, Netflix et Spotify cela pourrait créer une opportunité pour les entreprises chinoises comme Xiaomi

Red Hat interrompt ses ventes et ses services en Russie et en Biélorussie dans un contexte où la Russie envisage de légaliser le piratage de logiciels dans certains cas, afin d'atténuer les sanctions

YouTube et Google Play suspendent tous les services basés sur le paiement en Russie, y compris les abonnements, les sanctions occidentales commencent à poser des problèmes bancaires dans le pays

Oracle et SAP suspendent leurs activités en Russie en raison de l'invasion du pays, les sanctions économiques contre la Russie seraient un mécanisme important dans les efforts pour restaurer la paix
9  0 
Avatar de marc.collin
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 09/06/2022 à 15:21
la russie doit avoir déjà créer son propre cloud pour ce qui est à risque...

au final elle va juste s'affranchir des européens et américains du point vue logiciel et donc être plus libre, éviter d'être à leur merci....

elle va probablement encore plus se lier avec la chine
9  0 
Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 23/06/2022 à 0:13
Microsoft bloque l'installation de Windows 10 et 11 en Russie à partir du site officiel de l'entreprise,
les entreprises technologiques continuent de multiplier les sanctions tandis que Poutine riposte avec des contre-sanctions

Microsoft a bloqué l'installation de Windows 10 et 11 en Russie à partir du site officiel de l'entreprise, ont rapporté dimanche les médias d'État russes. Les utilisateurs du pays ont confirmé que les tentatives de téléchargement de Windows 10 entraînaient un message d'erreur 404.


Tass (acronyme de Telegrafnoïe aguentstvo Sovietskovo Soïouza, une des principales agences de presse de Russie, avec Rossia Segodnia et Interfax) a signalé que les tentatives de téléchargement d'une image disque Windows 11 (ISO) étaient détournées vers une page de contact du support Microsoft. Le logiciel est cependant disponible avec un réseau privé virtuel (VPN) pour dissimuler l'emplacement d'un ordinateur - comme le sont de nombreuses autres ressources en ligne :

« Les tentatives d'installation de Windows 11 et Windows 10 à partir du site Web de Microsoft échouent. Le correspondant de TASS en était convaincu.

« Une erreur se produit lors de la tentative de téléchargement d'une image disque Windows 11 (ISO) à partir du site Web de l'entreprise. "Erreur : il y a eu un problème avec votre demande. Pour obtenir de l'aide, visitez la page de contact du support Microsoft", indique le message. Cependant, si vous utilisez un VPN, le téléchargement se produit.

« Si vous essayez de télécharger Windows 10, une erreur apparaît également : "404 - Fichier ou répertoire introuvable". Avec une connexion VPN, le téléchargement a lieu ».

D'après les statistiques de Top10VPN, qui publie régulièrement des données sur l'utilisation des réseaux privés virtuels (VPN) dans le monde, la demande de VPN aurait augmenté d'un pourcentage sans précédent de 2 692 % en Russie, Instagram, Facebook et Twitter ayant supprimé l'accès aux applications de l'emplacement :

« La demande de VPN a refait surface en Russie au cours du week-end du 12 au 13 mars, les autorités russes ayant interdit Instagram en représailles à la société mère Meta qui autorisait les appels à la violence contre l'armée russe de rester sur ses plateformes.

« La demande de services VPN a culminé à 2 692 % le 14 mars par rapport à la demande quotidienne moyenne de la semaine précédant l'invasion de l'Ukraine. Ce dernier pic fait suite à trois jours d'intérêt soutenu. Au 31 mars, la demande de VPN s'était atténuée mais restait très élevée à 243 % au-dessus de la normale, tandis que la demande quotidienne moyenne de VPN entre le 15 et le 31 mars était de 617 % supérieure à la normale.

« L'interdiction officielle de Facebook et Twitter le 4 mars avait auparavant alimenté la demande de services VPN, la faisant grimper de plus de 1 000 % par rapport à la valeur de référence pendant deux jours consécutifs.

« Les restrictions sur Facebook et Twitter avaient commencé le week-end du 26 au 27 février avec des vitesses Internet lors de l'accès à ces plateformes si sévèrement limitées qu'elles les rendaient inutilisables, incitant les Russes à se tourner de plus en plus vers les services VPN. La demande de VPN a augmenté au cours de cette semaine et, le 3 mars, elle était supérieure de plus de 750 % à la valeur de référence

« Notre analyse du registre central russe des sites bloqués montre que le Kremlin a bloqué plus de 1 000 sites liés à la guerre depuis l'invasion, y compris les sites en langue russe de BBC News, Deutsche Welle et Voice of America.

« Les autorités russes ont confirmé le 15 mars qu'elles avaient tenté de bloquer le trafic VPN et qu'elles continueraient à le faire.».


Début mars, Microsoft a annoncé qu'il suspendrait les nouvelles ventes de produits et services Microsoft dans le pays en raison de l'invasion de l'Ukraine et « conformément aux décisions de sanctions gouvernementales ».

Quelques jours plus tard, le vice-Premier ministre ukrainien Mykhailo Fedorov a appelé l'entreprise à faire plus et à bloquer l'accès à ses produits dans la région : « Pendant 10 jours de guerre, la Russie a tiré plus de 400 missiles de croisière sur l'Ukraine - des jardins d'enfants, des hôpitaux et des bâtiments résidentiels ont été détruits. Microsoft, Bill Gates, Satya Nadella, aidez-nous à arrêter cela - bloquez l'accès à Azure, Skype, GitHub depuis la Russie ».


Ce mois-ci, Microsoft a annoncé qu'il procédait à des réductions substantielles de ses activités en Russie, notamment la suppression de plus de 400 emplois en Russie.

Federov a régulièrement incité les grandes entreprises technologiques sur Twitter à arrêter de faire des affaires en Russie. Beaucoup – y compris SAP, Oracle, Dell, Sony Interactive Entertainment, AMD, Intel, Ericsson, etc. – se sont retirés ou ont considérablement réduit leurs opérations.

Voici un aperçu de ce qui s'est passé dans la sphère informatique depuis le 24 février.

Les entreprises suivantes ont arrêté les publicités ou supprimé la possibilité de les monétiser en Russie :

  • 25 février : Meta a interdit aux médias d'État russes de diffuser des publicités ou de monétiser dans le monde entier ;
  • 25 février : Twitter a temporairement interrompu les publicités en Ukraine et en Russie afin de mettre en avant les "informations critiques pour la sécurité publique" ;
  • 2 mars : Snap a mis en pause les publicités sur l'application Snapchat en Russie, en Biélorussie et en Ukraine ;
  • 3 mars : Alphabet a suspendu toutes les publicités en Russie, couvrant la recherche, YouTube et les partenaires d'édition ;
  • 7 mars : Apple a suspendu les publicités sur l'App Store en Russie ;
  • 10 mars : Google Play et YouTube ont suspendu les fonctions de monétisation et les services de paiement en Russie ;
  • 23 mars : Google a déclaré qu'il ne laisserait pas les chaînes, les sites Web ou les applications de YouTube vendre des publicités qui rejettent la guerre.

Certaines entreprises ont restreint ou étiqueté les chaînes d'information d'État russes, notamment RT et Sputnik, et la désinformation russe, ou ont mis fin aux liens avec les moteurs de recherche russes :
  • 28 février : Roku a supprimé RT de son magasin de chaînes ;
  • 28 février : TikTok a interdit aux organisations d'information soutenues par l'État d'accéder à leurs comptes ;
  • 1er mars : Meta a restreint l'accès aux médias d'État russes RT et Sputnik dans l'UE ;
  • 1er mars : DuckDuckGo a mis en pause sa relation avec le moteur de recherche russe Yandex ;
  • 2 mars : Reddit a interdit les liens vers les médias russes soutenus par l'État sur l'ensemble de son site ;
  • 3 mars : Spotify a supprimé tout le contenu de Sputnik et de RT ;
  • 4 mars : Telegram a interdit les médias d'État russes suite à la pression de l'Europe pour supprimer les chaînes ;
  • 8 mars : Instagram a déclassé les posts des médias d'État russes sur ses flux, en abaissant leur priorité dans la file d'attente des Stories et en donnant un avertissement aux gens avant qu'ils ne partagent à nouveau du contenu provenant de médias contrôlés par l'État ;
  • 10 mars : DuckDuckGo a décidé de déclasser les informations provenant des sites associés à l'État russe ;
  • 11 mars : YouTube a bloqué l'accès aux chaînes associées aux médias d'État russes dans le monde entier.

Les entreprises suivantes ont cessé leurs ventes en Russie :
  • 1er mars : Apple a coupé la Russie de "toutes les ventes de produits" ;
  • 3 mars : CD Projekt Group, développeur des jeux The Witcher, a interrompu toutes les ventes de ses produits en Russie et en Biélorussie ;
  • 4 mars : Samsung a interrompu ses expéditions de produits vers la Russie, suspendant les exportations de produits tels que les puces, les smartphones et l'électronique grand public ;
  • 4 mars : Microsoft a suspendu les nouvelles ventes de produits et de services en Russie ;
  • 4 mars : Activision Blizzard a arrêté les nouvelles ventes de ses jeux en Russie ;
  • 5 mars : Epic Games a annoncé qu'il "arrête le commerce" en Russie ;
  • 9 mars : Sony a suspendu les ventes de logiciels et de matériel en Russie.

Les entreprises suivantes ont interrompu leurs activités en Russie, cessé d'y prendre de nouveaux clients ou coupé la Russie de leurs services :
  • 28 février : Netflix a déclaré qu'il n'ajouterait aucune chaîne russe à son service ;
  • 1er mars : Mastercard et Visa ont bloqué l'accès des banques russes à leurs réseaux ;
  • 3 mars : Spotify a fermé son bureau en Russie pour une durée indéterminée ;
  • 3 mars : PayPal a suspendu ses services en Russie, affectant également son service de transfert d'argent Xoom ;
  • 4 mars : Amazon Web Services (AWS) a cessé d'accepter de nouveaux clients en Russie ;
  • 4 mars : Cogent Communications, un fournisseur de services Internet basé aux États-Unis, a interrompu ses services aux clients russes ;
  • 6 mars : TikTok a suspendu les diffusions en direct et le téléchargement de nouveaux contenus en Russie ;
  • 6 mars : Netflix suspend totalement ses services en Russie ;
  • 7 mars : les sociétés de technologie d'entreprise EPAM Systems et Luxoft ont annoncé qu'elles coupaient leurs liens avec la Russie ;
  • 7 mars : WeWork a cessé ses activités en Russie, interrompant ses plans d'expansion et se séparant de ses opérations dans la région ;
  • 9 mars : Lumen, un fournisseur de services Internet basé aux États-Unis, a cessé ses activités en Russie ;
  • 9 mars : Sony a interrompu les opérations du Playstation Store dans le pays ;
  • 9 mars : Bumble a cessé ses activités en Russie et a retiré ses applications des boutiques Apple et Google dans le pays ;
  • 9 mars : Amazon a cessé d'expédier des produits depuis son site de vente au détail et a restreint l'accès à Amazon Prime en Russie ;
  • 16 mars : Qualcomm a déclaré qu'il cesserait de vendre des produits aux entreprises russes ;
  • 25 mars : Spotify a annoncé qu'il allait "suspendre complètement" son service en Russie ;
  • 5 avril : Intel a suspendu toutes ses opérations commerciales en Russie.

D'autres entreprises telles que Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC), Nvidia, l'allemand SAP, Oracle, Nokia IBM, Cisco font également partie du lot. Du point de vue des Russes, le fait que TSMC se soit également joint à l'interdiction risque de peser encore plus lourd. En effet, les sociétés russes de semiconducteurs telles que Baikal, MCST, Yadro et STC Module conçoivent elles-mêmes leurs puces, mais les font produire par le fabricant sous contrat taïwanais.

En réponse, le président russe Vladimir Poutine a menacé de sanctions de représailles, y compris « une interdiction d'exporter des produits ou des matières premières fabriqués ou extraits en Russie lorsqu'ils sont livrés à des individus sous sanctions, ou par des individus sous sanctions d'autres individus ».

La Russie empêche également l'exportation de millions de tonnes de blé d'Ukraine, une action que le chef de la politique étrangère de l'UE, Josep Borrell, a condamnée en la catégorisant de « véritable crime de guerre » visant à « militariser la faim ».

Sources : Tass, Top10VPN

Voir aussi :

Poutine veut éradiquer les logiciels de Microsoft de la Russie de peur qu'ils soient utilisés par les États-Unis pour infiltrer les systèmes russes
La Russie voudrait remplacer les logiciels de Microsoft, IBM et Oracle par des solutions open source, elle évoque des « risques de sécurité »
L'armée russe serait en passe de remplacer Windows par Astra Linux sur ses systèmes, l'OS souverain nouveau symbole d'indépendance technologique ?
10  1 
Avatar de jvallois
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 24/06/2022 à 19:44
Je me demande si c'est vraiment une sanction, finalement ?
7  0 
Avatar de Bruno
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 02/06/2022 à 9:05
Taïwan limite la Russie et la Biélorussie aux processeurs d'une fréquence inférieure à 25 MHz,
plus de processeurs et de microcontrôleurs fabriqués à Taïwan pour ces deux pays

Désormais, les entités russes et biélorussiennes ne peuvent acheter que des processeurs fonctionnant à moins de 25 MHz et offrant des performances allant jusqu'à 5 GFLOPS auprès d'entreprises taïwanaises. Cela exclut essentiellement toute la technologie moderne, y compris les microcontrôleurs destinés à des appareils plus ou moins sophistiqués.

En raison des restrictions imposées aux exportations vers la Russie par les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Union européenne, les principales entreprises taïwanaises ont été parmi les premières à cesser de travailler avec la Russie après que le pays a déclenché une guerre totale contre l'Ukraine fin février. Cette semaine, le ministère taïwanais des affaires économiques (MOEA) a officiellement publié sa liste de produits de haute technologie interdits d'exportation vers la Russie et le Belarus, ce qui empêche l'exportation vers la nation agressive de tous les types d'appareils de haute technologie produits à Taïwan ainsi que des outils utilisés pour fabriquer des puces (qu'ils utilisent ou non des technologies provenant des États-Unis, du Royaume-Uni ou de l'Union européenne, qui étaient déjà couverts par des restrictions).


En début d'année, les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Union européenne ont imposé de multiples nouvelles restrictions aux exportations vers la Russie en réponse à sa guerre contre l'Ukraine. En ce qui concerne les articles de haute technologie, les restrictions sont assez importantes et sont conçues pour freiner le développement de la base industrielle de défense, des secteurs militaires et du renseignement de la Russie. Outre les capacités militaires et de renseignement, de multiples industries adjacentes (y compris celles qui servent les civils) seront touchées. Pendant ce temps, les exportations d'équipements civils resteront sans restriction ou les réglementations seront moins sévères.

Des restrictions similaires à celles de Huawei appliquées à la Russie

Les nouvelles règles imposées par le département du Commerce des États-Unis (par l'intermédiaire de son Bureau de l'industrie et de la sécurité (BIS)) exigent que les entreprises obtiennent une licence du gouvernement américain pour exporter vers la Russie des semi-conducteurs, des ordinateurs, des télécommunications, des équipements de sécurité de l'information, des lasers, des capteurs, des équipements de navigation, de l'avionique, des équipements marins et des composants d'aéronefs. En outre, le DoC américain a ajouté 49 entreprises russes, qui sont considérées comme des utilisateurs finaux militaires (MEU), à la liste des entités.

Toutes les entreprises qui utilisent des technologies ou des composants américains pour produire lesdits articles sont tenues de demander une licence d'exportation au gouvernement américain, y compris la société TSMC, basée à Taiwan, qui produit plusieurs puces pour des entités russes. Ces demandes seront examinées avec une présomption de refus.

Les articles dont l'exportation vers la Russie et le Belarus est interdite relèvent des catégories 3 à 9 de l'arrangement de Wassenaar, qui couvre l'électronique, les ordinateurs, les télécommunications, les capteurs, les lasers, les équipements de navigation, la technologie maritime, la navigation, l'avionique, les moteurs à réaction et un certain nombre d'autres catégories. L'arrangement ayant été adopté par 42 États au milieu des années 1990, les restrictions peuvent sembler un peu archaïques lorsqu'il s'agit d'ordinateurs et d'électronique, mais cela les rend en fait encore plus sévères pour la Russie et le Belarus (le pays avait l'habitude d'aider son voisin pour contourner les sanctions).

Signe que les restrictions à l'exportation imposées par le gouvernement américain sur les ventes de semi-conducteurs à la Russie en raison de sa guerre contre l'Ukraine ont été rapidement mises en œuvre, AMD et Intel ont tous deux confirmé avoir suspendu toutes leurs ventes de puces à la Russie et au Belarus, confirmant ainsi de multiples rapports antérieurs. En outre, des rapports ont également fait état de la décision de TSMC de participer aux sanctions, ce qui contrecarrera l'approvisionnement de la Russie en puces de fabrication locale. Intel et AMD nous ont fourni une déclaration à ce sujet, et nous avons également contacté Nvidia pour un commentaire.

Un représentant d'AMD a déclaré : « En raison des sanctions imposées à la Russie par les États-Unis et d'autres nations, AMD suspend pour l'instant ses ventes et la distribution de ses produits en Russie et au Belarus. » Intel a fourni le commentaire suivant : « Intel se conforme à toutes les réglementations et sanctions applicables en matière d'exportation dans les pays où elle opère, y compris les nouvelles sanctions émises par l'OFAC (Office of Foreign Assets Control) et les réglementations émises par le BIS (Bureau of Industry and Security). « Intel condamne l'invasion de l'Ukraine par la Russie et nous avons suspendu toutes les livraisons à nos clients en Russie et au Belarus », a ajouté Intel.

L'étendue des ventes interrompues par Intel et AMD n'était pas claire dans un premier temps. Les nouvelles restrictions à l'exportation visent principalement les puces à usage militaire ou les puces à double usage qui pourraient être utilisées à des fins civiles et militaires. Cela signifie que les ventes de la plupart des puces destinées aux consommateurs, comme les puces Core d'Intel et Ryzen d'AMD, ne seraient pas nécessairement touchées. Toutefois, les deux sociétés ont maintenant confirmé qu'elles avaient interrompu toutes les ventes.

À partir d'aujourd'hui, les entités russes ne peuvent plus acheter de puces répondant à l'une des conditions suivantes auprès de sociétés taïwanaises :

  • fonctionne à 25 MHz ou plus ;
  • Possède plus de 144 broches ;
  • possède une UAL d'une largeur supérieure à 32 bits ;
  • le temps de propagation des portes de base est inférieur à 0,4 nanoseconde ;
  • Possède une interconnexion externe avec un taux de transfert de données de 2,5 Mo/s ou plus ;
  • avoir une performance de 5 GFLOPS. Pour replacer les choses dans leur contexte, la PlayStation 2 de Sony, sortie en 2000, avait une performance maximale d'environ 6,2 GFLOPS FP32.

Outre l'impossibilité d'acheter des puces auprès d'entreprises taïwanaises, les entités russes ne pourront pas non plus se procurer d'équipements de production de puces auprès de Taïwan, ce qui inclut les scanners, les microscopes électroniques à balayage et tous les autres types d'outils pour semi-conducteurs pouvant être utilisés pour fabriquer des puces localement ou effectuer de la rétro-ingénierie (ce sur quoi le pays fonde beaucoup d'espoir).

Pendant des décennies, les États-Unis ont suivi une politique d'ambiguïté stratégique pour définir leurs relations étrangères avec Taïwan. Cependant, avec l'attention accrue portée par Taïwan dans la politique étrangère américaine, un changement vers la clarté stratégique semble plus probable aujourd'hui que par le passé.

Notons que la Chine avait déjà été mise en difficulté dans son effort pour développer son industrie des semi-conducteurs : les travailleurs qualifiés. Taïwan aurait demandé aux sociétés de recrutement de supprimer les offres d'emploi basées en Chine. Selon un rapport, le ministère taïwanais du travail avait envoyé un avis à ces entreprises, les informant qu'elles « ne peuvent plus publier d'offres d'emploi situées en Chine, en particulier celles qui concernent des industries critiques, telles que les circuits intégrés et les semi-conducteurs ».

Les entreprises qui enfreignent ces règles se voient infliger une amende, les emplois liés à l'industrie des puces étant passibles d'amendes plus importantes, selon Nikkei Asia Review. La nouvelle règle oblige également les multinationales à réaffecter les emplois en Chine dans leurs filiales chinoises. S’agissant de la production de puces en Russie, il est intéressant de noter que MCST, le développeur des processeurs Elbrus, négocie avec le fabricant de puces russe Mikron pour fabriquer des processeurs sur place, selon RBC. La puce Elbrus la plus avancée de MCST a été fabriquée par TSMC en utilisant la technologie de fabrication en 16 nm de la société. En revanche, le nœud le plus avancé de Mikron est de 90 nm.

En outre, en l'absence d'outils et/ou de pièces de rechange, seul le temps dira si le fabricant de puces sera en mesure de lancer la fabrication en gros volume de processeurs Elbrus en utilisant son nœud de 90 nm et si un nœud plus avancé peut être utilisé dans la fab de Mikron.

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?

Que pensez-vous de la position de Taïwan dans ce conflit ?

Voir aussi :

Le fabricant américain de puces Intel a annoncé mardi soir qu'il avait suspendu toutes ses opérations commerciales en Russie, après avoir suspendu toutes les livraisons dans le pays le mois dernier

AMD et Intel auraient suspendu leurs livraisons de processeurs à usage industriel à la Russie, TSMC pourrait leur emboîter les pas dans les prochaines heures

Trump signe un décret pavant le chemin vers le blocage d'Huawei aux USA, la France assure qu'elle n'a pas l'intention de faire la même chose
6  0 
Avatar de micka132
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 02/06/2022 à 9:44
Citation Envoyé par Bruno Voir le message
Que pensez-vous de la position de Taïwan dans ce conflit ?
J'en pense que l'oncle Sam doit promettre une protection contre la Chine.
Situation délicate pour eux, mais perso je ne ferais pas confiance aux USA. Dès que ca va chauffer ils les laisseront plus ou moins tomber.
8  2 
Avatar de berceker united
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 09/06/2022 à 11:12
Je ne pense pas que ces mesures vont faire mettre un genoux à terre sur ce point. Ce n'est qu'une question de temps. Le risque est de favoriser un marché parallèle et fort de leur expérience des temps difficiles qu'ont les russes est qu'ils pourront devenir autonome sur beaucoup de chose via la Chine. Ce dernier d'ailleurs attend avec impatience que dans cette situation la Russie deviennent totalement dépendant de la Chine et y vienne manger dans ses mains.
6  0 
Avatar de mith06
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 09/06/2022 à 11:39
Ton "ennemie" vient te voir en demandant : " ça te dérange pas si on stock nos données chez toi on est en galère"
Notre réponse: "NON! tu es méchant!!, et ça nous donnerait un avantage, on pourrait t'espionner, et nous on est gentil!!!!, par contre tu peux nous vendre du gaz on est en galère"
ça réponse : "bien sur , mais je veux pas de a monnaie, utilise la mienne",
NOUS : "d'accord!!"

Je ne comprends rien à ce qui se passe....
8  2 
Avatar de Cpt Anderson
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 09/06/2022 à 11:56
On est en train de créer 2 mondes parallèles ou les interattractions seront limités. Pas sur que cela fasse nos affaires, car la plupart des richesses ne sont pas chez nous. On va le payer très cher; enfin, "on", les gens qui composent notre bloc vont payer chers. Surtout nous en Europe.
7  1 
Avatar de Madmac
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 23/06/2022 à 14:05
Citation Envoyé par berceker united Voir le message
Je ne pense pas que ces mesures vont faire mettre un genoux à terre sur ce point. Ce n'est qu'une question de temps. Le risque est de favoriser un marché parallèle et fort de leur expérience des temps difficiles qu'ont les russes est qu'ils pourront devenir autonome sur beaucoup de chose via la Chine. Ce dernier d'ailleurs attend avec impatience que dans cette situation la Russie deviennent totalement dépendant de la Chine et y vienne manger dans ses mains.
Effectivement les sanctions vont se retourner contre nous. Ils n'ont pas à être indépendant de la Chine. Seulement de l'Occident. La Chine dépend eux pour son énergie. Nous poussons la Russie dans les bras de la Chine et cela va finir par devenir une alliance.
6  0